19e siècle, Norvège. La petite église de Vang est condamnée. Puisqu’il est impossible d’y accueillir la population croissante de la ville, les autorités préfèrent la démolir pour la remplacer par un lieu de culte plus imposant.
Mais un homme refuse cette sentence. Attaché à la vieille église, le peintre Johan Christian Dahl va tout faire pour la sauver...

Comment expliquer un tel dévouement ? C’est que l’église de Vang est un monument irremplaçable !
Entièrement construite en bois, elle fait partie des églises dites stavkirke ou "en bois debout", construites au Moyen Âge.

Leur secret, c’est la présence de poteaux verticaux, les stav, qui soutiennent des planches et un toit en bardeaux (des petites tuiles de bois). Tout ça sans un seul clou !
Ce savoir-faire unique est hérité des techniques vikings de construction de bateaux.

Certes, ces lieux de culte reprennent la forme des églises de pierre, avec les colonnes et les arcs en plein cintre (arrondis) de l’architecture romane.
Mais leur décor est un monde à part... Des têtes de dragons, des animaux et des végétaux entrelacés sont sculptés sur les portes ou les toits.
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Ces ornements rappellent que le Moyen Âge est une période de transition en Norvège : s’y rencontrent les mythes nordiques et le christianisme en train de s’imposer.
À l’époque, d’ailleurs, ces stavkirke sont partout dans le pays. Hélas, seules 28 ont survécu au temps. C’est pour préserver ce patrimoine exceptionnel que Dahl refuse de laisser l’église de Vang disparaître.

L’artiste finit par l’acheter aux enchères, puis il la fait démonter pièce par pièce, avant de la transporter à dos de cheval jusqu’en Pologne. C’est là qu’elle est reconstruite.
Un sauvetage in extremis ! Sans Dahl, ce monument aurait disparu, et avec lui, un pan entier de l’histoire de l'architecture nordique...

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